Présidentielle au Benin : Le duo Hounkpè–Hounwanou veut rebâtir l’école béninoise

VISAGES DU BÉNIN
By VISAGES DU BÉNIN 6 Min Read

#Benin2026, #PaulHounkpè, #Fcbe, #VisagesDuBenin, #PrésidentielleBenin, #VisBen, #wasexo, #Campagne2026, #EducationDeQualite, #Hounwanou  

ARCHIVES

Le candidat FCBE à la présidentielle du 12 avril, Paul Hounkpè, fait de l’éducation l’un des piliers de son projet de société 2026-2033, avec l’ambition affichée de garantir à chaque enfant béninois un accès réel à une éducation de qualité, gratuite au primaire et mieux adaptée au marché de l’emploi.

Dans le document programmatique, l’éducation est présentée comme « le pilier du développement de la Nation ». Le parti estime que le système actuel souffre de maux profonds : abandon précoce au primaire, niveau d’acquisition jugé insuffisant, inégalités persistantes entre filles et garçons au secondaire, formation déconnectée des besoins de l’économie, précarité du corps enseignant. L’axe “Éducation” du programme se structure autour d’un diagnostic détaillé et d’un train de réformes censées corriger ces faiblesses.

Au cœur du constat, la FCBE pointe un « mauvais système de recrutement et de gestion des enseignants », en particulier les Agents contractuels de l’État (ex-AME), dont la situation sociale est décrite comme précaire. Les auteurs dénoncent le manque d’enseignants qualifiés, l’insuffisance de formation continue, la surcharge des classes et amphithéâtres, ainsi qu’une gestion jugée opaque des carrières. À cela s’ajoutent le déficit d’infrastructures, l’insuffisance de centres universitaires thématiques et les difficultés d’accès aux allocations et services universitaires.

Le projet critique aussi la Lire + gouvernance académique : nominations « arbitraires » des doyens et vice-doyens, gestion problématique des œuvres universitaires, centralisation excessive de la Direction des bourses et allocations universitaires, organisation controversée des examens pour les étudiants des universités privées. Les programmes scolaires sont également remis en cause : l’approche par compétences est jugée « inadaptée à nos réalités » et les curricula « en inadéquation avec le marché de l’emploi ».

Sur le plan social, le texte souligne la mauvaise gestion des cantines scolaires, les insuffisances dans l’éducation de la petite enfance, la faible prise en compte des élèves en situation de handicap et le manque d’éducation civique dans les parcours de formation. S’ajoutent des inquiétudes sur l’authenticité de certains diplômes obtenus à l’étranger et sur la protection de la propriété intellectuelle et des innovations technologiques.

La question des AME
Face à ce tableau, le duo Hounkpè–Hounwanou promet un changement de cap. Première mesure phare annoncée : le reversement des AME dans le corps des agents permanents de l’État et une meilleure formation initiale et continue des enseignants, présentée comme la clé d’un « encadrement approprié des apprenants ». Le programme prévoit également de rendre l’enseignement maternel et primaire obligatoire et gratuit, avec une meilleure organisation et un meilleur financement des cantines scolaires.

Pour réduire les inégalités, la FCBE s’engage à veiller à une répartition plus équilibrée des infrastructures scolaires entre les territoires et à combattre les disparités de genre, notamment au secondaire et au supérieur. Le texte annonce la construction d’infrastructures nouvelles pour faire face à la massification scolaire, la création de lycées techniques et professionnels, ainsi que l’encouragement des centres universitaires thématiques.

Pour l’enseignement supérieur
Au niveau universitaire, le projet veut revoir le système d’inscription, repenser le régime des allocations pour garantir l’équité et le paiement régulier, restructurer les œuvres universitaires (transport, résidences, restauration) et mettre fin à la privatisation des structures sociales sur les campus. Il prévoit la déconcentration des services de bourses, la restauration de l’élection des doyens et vice-doyens par leurs pairs, et la création d’un centre national de suivi des recherches académiques.

Sur le contenu des formations, la FCBE annonce de nouvelles filières adaptées aux besoins du développement, une meilleure articulation avec le système Licence-Master-Doctorat (LMD) et une uniformisation des curricula entre universités publiques et privées. Le programme mise sur le financement de la recherche scientifique et technique, la protection de la propriété intellectuelle, la réhabilitation des Écoles normales et l’introduction des langues nationales dans le système éducatif.

Le texte promet enfin une formation psycho-pédagogique pour les enseignants du supérieur, une réforme des examens nationaux destinés aux étudiants du privé et un partenariat renforcé entre universités publiques et privées. La gestion de l’éducation serait de nouveau confiée à un seul ministère, avec la suppression du Conseil national de l’Éducation, jugé superflu dans la nouvelle architecture proposée.

Pour le camp FCBE, cet ensemble de mesures doit permettre de « rebâtir ensemble la fierté béninoise » à partir de l’école, en faisant de l’éducation un véritable levier de justice sociale et de développement économique. Reste à savoir comment ces engagements seront chiffrés, financés et mis en œuvre en cas de victoire le 12 avril prochain.

Lire + #Benin2026, Lire + #PaulHounkpè, Lire + #Fcbe, Lire + #VisagesDuBenin, Lire + #PrésidentielleBenin, Lire + #VisBen, Lire + #wasexo, Lire + #Campagne2026, #EducationDeQualite, #Hounwanou

  La Rédaction

Laisser un commentaire

Commentaire(s)

Share This Article