Et de quatre (04) pour le Patriarche Karim Urbain Elisio da Silva cette semaine !
Après la déclaration grand public qu’il a faite dans la journée du dimanche 07 décembre, l’exceptionnelle marche dont il a pris la tête le mardi 09 décembre et la séance spéciale de prière qu’il organisée 72 heures plus tard à la mosquée centrale de Porto-Novo pour dénoncer et condamner la tentative de putsch, le Patriarche Urbain Karim Elisio, Grand-Croix du Grand Prieuré des Chevaliers du Christ ( Voir encadré plus bas), a sollicité ce dimanche 14 décembre 2025, une célébration eucharistique pour rendre grâce à Dieu qui a protégé et sauvé notre Nation le Lire + Bénin de la tragédie et du recul démocratie et porter en mémoire, ceux et celles qui y ont perdu la vie.
Depuis le dimanche 7 décembre, date de la tentative de coup d’État, le Patriarche, grande figure morale du Lire + Bénin, s’est assigné une mission claire et assumée : mobiliser toutes les forces spirituelles de la nation pour dénoncer la forfaiture, consolider l’unité nationale et implorer la protection divine sur le pays et ses institutions.
Et le choix de l’Aumônerie militaire pour cette quatrième initiative n’est pas anodin. En célébrant cette messe dans un espace dédié à la spiritualité des Forces Armées, le Patriarche adresse un message fort : les militaires fidèles à la République méritent la reconnaissance de la Nation et l’accompagnement spirituel dans leur mission de protection de l’ordre constitutionnel.
Cette séquence d’actions révèle la stratégie d’un homme qui a compris que la consolidation démocratique passe aussi par la mobilisation des consciences et l’affirmation des valeurs spirituelles comme socle de la cohésion nationale.
Une assistance de prestige à l’Aumônerie militaire
La solennité de l’événement s’est reflétée dans la qualité de l’assistance. Aux côtés du Patriarche da Silva, on notait la présence remarquée de Louis Gbèhounou Vlavonou, Président de l’Assemblée nationale du Lire + Bénin, deuxième Personnalité de l’État. Le Maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, fidèle compagnon de toutes les mobilisations initiées par le Patriarche, avait également répondu présent. L’ancien député et ancien maire de Sèmè-Kpodji, Mathias Gbèdan, ainsi que l’ensemble des membres du Conseil des sages et notables de Porto-Novo étaient également de la partie, aux côtés de nombreux fidèles chrétiens venus témoigner leur reconnaissance au Très-Haut.
Cette convergence des autorités traditionnelles, religieuses et politiques dans l’enceinte d’une aumônerie militaire revêt une forte charge symbolique. Elle illustre la capacité du Patriarche da Silva à transcender les clivages et à fédérer autour de valeurs communes toutes les composantes de la société béninoise.
Une homélie centrée sur la joie et l’espérance
La célébration eucharistique, présidée par le Père Axel Tchékété, s’est appuyée sur l’Évangile du jour tiré de Matthieu 11, 2-11, et portait sur les signes de l’accomplissement messianique. Dans une homélie particulièrement inspirée, le prêtre célébrant a exhorté les fidèles à cultiver deux vertus théologales essentielles : la joie et l’espérance.
” Notre joie s’inscrit naturellement dans la joie liturgique de ce troisième dimanche de l’Avent. Et la joie liturgique de ce dimanche, c’est l’assurance que la promesse faite par Dieu est proche et sera réalisée “, a déclaré le Père Tchékété, établissant ainsi un lien entre le temps liturgique et l’actualité nationale.
Puis, abordant directement les événements récents, il a poursuivi : ” Nous pouvons nous réjouir en ce troisième dimanche de la joie parce que nous avions été ébranlés dans nos convictions personnelles et dans nos convictions d’État, nous avions frôlé un retour en arrière. Mais la grâce de Dieu a préservé la paix dans notre pays. Que son nom soit béni.”
Le célébrant a insisté sur la dimension extensive de cette joie et de cette espérance, qui ne doivent pas demeurer étriquées ou restrictives. ” Elles doivent être étendues, larges et prendre en compte notre vie professionnelle si nous sommes des Forces de Défense et de Sécurité, notre vie sociale si nous sommes le peuple civil de Dieu “, a-t-il précisé, s’adressant ainsi à l’ensemble des composantes de la société.
Dans une ultime exhortation, le Père Tchékété a appelé chacun à ne pas constituer ” un handicap pour le développement du Lire + Bénin, celui par qui les uns et les autres s’éloigneront de Dieu, mais celui qui donne la joie et l’espérance pour l’éternité.”
Le Patriarche Karim Urbain Elisio : ” C’est la preuve que le Seigneur aime notre pays ! “
À l’issue de la célébration, le Patriarche Urbain Karim Elisio da Silva n’a pas dissimulé son émotion et sa satisfaction. ” Je suis très heureux et très content après avoir assisté à cette messe d’action de grâce. C’est la preuve que le Seigneur aime notre pays “, a-t-il déclaré, le visage rayonnant.
Faisant écho aux propos du prêtre célébrant, il a ajouté : “Comme l’a dit le père, c’est une joie immense qui m’anime et nous devons tous rester dans l’espérance. Ce que j’ai vu ici me donne une parfaite satisfaction.”
Le Patriarche n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont répondu à son appel, mentionnant particulièrement la présence du Président de l’Assemblée nationale. Il a conclu par une ultime supplique : “Je voudrais dire à Dieu qu’Il continue de protéger le Lire + Bénin, son Président et les Forces de Défense et de Sécurité.”
Cette déclaration résume parfaitement la philosophie qui anime l’action du Patriarche depuis une semaine : placer le Lire + Bénin sous la protection divine tout en mobilisant les énergies citoyennes pour la défense des institutions démocratiques.
Le Maire Yankoty salue “une série d’actions de grâces”
Pour sa part, le Maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, a tenu à replacer cette messe dans le continuum des initiatives du Patriarche. ” Depuis quelques jours, nous sommes dans une série d’actions de grâces initiées par le Patriarche Urbain Karim Elisio da Silva. Aujourd’hui, c’est une messe d’action de grâce. Comme vous venez de le constater, la mobilisation est très forte autour de cette cause divine“, a-t-il observé.
Revenant sur les événements du 7 décembre, le Maire de la Capitale a déclaré : ” Le dimanche dernier, notre pays a été éprouvé et par la grâce de Dieu nous avons pu vaincre les ennemis du peuple. Nous n’avons rien d’autre à faire que de rendre grâce à Dieu qui a sauvé notre pays.”
Le Maire Yankoty a particulièrement salué la pertinence de l’initiative du Patriarche : “Je salue chaleureusement le Patriarche da Silva qui a eu l’idée de demander cette messe pour remercier le Seigneur d’avoir sauvé notre pays et pour que repose l’âme des victimes de cette barbarie. Nous le remercions aussi pour qu’Il protège notre Chef de l’État et sa famille.”
Le Président Vlavonou : ” Le Seigneur était dans la barque “
A la fin de cette célébration eucharistique, le Président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, a prononcé une déclaration particulièrement émouvante et chargée de symbolisme. Commençant par rendre hommage au Patriarche et au Conseil des Sages, il a exprimé sa reconnaissance pour cette initiative mémorielle : ” C’est lui qui a pris l’initiative de demander cette messe pour ceux qui sont tombés au champ d’honneur le dimanche 7 décembre passé. Avec lui, je voudrais rendre grâce au Seigneur pour la vie qu’Il nous donne aujourd’hui de penser à nos morts, ces civils et militaires qui sont tombés le dimanche dernier sur le champ de bataille. Je voudrais profiter de l’occasion pour dire merci au Chef de l’État qui a dirigé de main de maître, avec le haut commandement militaire, les opérations qui ont mis en déroute les assaillants.”
Mais c’est dans la suite de son propos que le Président de l’Assemblée a livré une analyse profondément spirituelle des événements : ” Mais n’oublions pas que le Seigneur était dans la barque et c’est pour cela que tout nous a réussi, parce que ce n’était pas gagné d’avance. Le Prince de la Paix qui est Jésus n’a pas voulu que les fêtes de fin d’année soient célébrées dans la douleur. Il n’a pas voulu que ces fêtes soient funestes. Et c’est pourquoi Il a Lui-même guidé les choses pour que la joie puisse être retrouvée.”
Le Président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de saluer l’attitude de la population béninoise et a rendu hommage à la loyauté de la hiérarchie militaire : ” C’est aussi le lieu de remercier la population pour n’avoir pas répondu aux appels des assaillants pour se joindre à eux. Je remercie les chefs de corps, les chefs de section, les chefs d’état-major des différents corps de l’armée qui n’ont pas répondu à l’appel des assaillants pour valider leur putsch.”
Une vision stratégique diversifiée de la mobilisation
Au terme de cette semaine extraordinaire, force est de constater que le Patriarche Urbain Karim Elisio da Silva a déployé une véritable stratégie de mobilisation au service de la cohésion nationale. Cette campagne de mobilisation citoyenne et spirituelle répond à plusieurs objectifs complémentaires. D’abord, maintenir la pression morale sur les putschistes et leurs éventuels soutiens, en démontrant que la nation tout entière, dans ses dimensions citoyennes, professionnelle, spirituelle…, rejette catégoriquement la forfaiture. Ensuite, consolider l’unité nationale en fédérant chrétiens et musulmans, civils et militaires, autorités traditionnelles et élus républicains autour de valeurs communes. Et enfin, placer symboliquement le Chef de l’État, les institutions et la nation sous la protection divine, renforçant ainsi la légitimité spirituelle du pouvoir établi.
Un leadership moral au service de la Nation
” Le Patriarche Urbain Karim Elisio da Silva a vu juste en demandant cette messe pour que le Seigneur continue de faire jaillir Sa protection sur le Président Patrice Talon “, conclut un observateur. Cette appréciation résume parfaitement la perception qu’ont les Béninois de l’action de leur Patriarche en cette période cruciale.
En mobilisant les ressources spirituelles de la nation, en fédérant les énergies autour de la défense des institutions démocratiques, en honorant la mémoire des victimes tout en célébrant la victoire de la légalité républicaine, le Patriarche s’affirme, si besoin en est encore, comme une figure morale incontournable du Lire + Bénin contemporain.
Son engagement de cette semaine démontre qu’au-delà des institutions formelles, la stabilité d’une nation repose aussi sur des valeurs partagées, des références spirituelles communes et des figures de rassemblement capables de transcender les clivages pour mobiliser les consciences au service du bien commun.
À l’heure où le Lire + Bénin tourne la page de cette tentative de déstabilisation, la campagne citoyenne et spirituelle menée par le Patriarche Urbain Karim Elisio da Silva aura marqué les esprits comme une contribution essentielle à la consolidation démocratique et à la réaffirmation de l’identité profonde d’une nation attachée à ses valeurs et à sa stabilité.
ENCADRE
La Grande Croix : Symbole d’un leadership transcendant
La présence du Patriarche arborant la Grande Croix du Grand Prieuré des Chevaliers du Christ n’est pas passée inaperçue lors de cette célébration à l’Aumônerie militaire Sainte Géneviève de Porto-Novo. Cette décoration, l’une des plus hautes distinctions de cet ordre honorifique à vocation spirituelle et humaniste, revêt une signification particulière.
Depuis l’an 2000, Karim Urbain da Silva détient le privilège d’être le premier Africain et le premier musulman au monde à recevoir cette distinction prestigieuse. Cette élévation honorifique lui a été accordée en reconnaissance de son engagement constant en faveur de la paix, du dialogue interreligieux, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
À travers cette décoration symbolique, l’Ordre des Chevaliers du Christ salue un leadership moral qui transcende les appartenances confessionnelles et culturelles. Elle consacre le rôle du Patriarche comme figure de rassemblement, de tolérance et de promotion des valeurs universelles de justice, de fraternité et de dignité humaine.
La présence d’un musulman décoré de la Grande Croix des Chevaliers du Christ, organisant une messe d’action de grâce catholique après avoir présidé des prières à la mosquée centrale, constitue en soi un puissant symbole de dialogue interreligieux et d’unité nationale. Elle incarne parfaitement la philosophie du Patriarche : au-delà des différences confessionnelles, c’est l’amour de la patrie et la défense des valeurs communes qui doivent prévaloir.
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Francis Z. OKOYA