« La paix n’est pas une option, mais une responsabilité partagée ». Ces mots, ont été prononcés avec une solennité à nulle autre pareille par le Président de l’Assemblée nationale du Lire + Bénin, Dr Louis Vlavonou ce vendredi 31 octobre 2025 dans son discours d’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2025.
En effet, l’actualité socio-politique est marquée par les prémices de la présidentielle d’avril 2026 pointillée par des tensions au sein de certaines formations politiques notamment chez Les Démocrates. Recalé par la CENA, Me Renaud Agbodjo candidat du parti d’opposition a vu cette décision confirmée par la Cour constitutionnelle. Quelques heures plus tard, il a fait une déclaration pour prendre acte de ladite décision, se retirer momentanément de la vie politique et surtout pour appeler à la paix.
Très attaché aussi à la paix, le Président du Parlement Béninois a salué le choix de la paix de Me Agbodjo malgré sa déception.
Morceaux choisis !
« …Je n’ignore pas les préoccupations suscitées par les récents développements liés à la participation de certaines formations politiques au scrutin présidentiel à venir. Sans juger ni commenter, il nous revient, à nous représentants du peuple, de garder la tête froide, la parole juste et le cœur grandement ouvert. Car la démocratie n’est pas seulement une compétition pour le pouvoir, elle est aussi et surtout un espace de dialogue, de respect mutuel, de tolérance et de foi en la République.
Je ne veux ni pleurer sur le lait renversé, ni me réjouir du sort des uns ou des autres. Le contexte exige plutôt de chacun de nous un sursaut de responsabilité et de patriotisme. Nous devons, ensemble, préserver ce bien commun qu’est la paix, garantir la stabilité de nos institutions et faire en sorte que la confiance du peuple en la démocratie béninoise ne soit jamais ébranlée.
C’est dans cet esprit que je voudrais saluer la hauteur d’esprit et la dignité républicaine de Me Renaud AGBODJO, dont la récente déclaration à la suite de la décision de la Cour constitutionnelle honore le débat public béninois. En dépit de la déception légitime qui aurait pu nourrir la rancune ou la révolte, il a choisi la voie du pardon, de la tempérance et de la paix. Son appel vibrant à rejeter toute forme de violence et à préserver la concorde nationale doit être entendu et relayé par chacun de nous, acteurs politiques, institutionnels et citoyens.
Au-delà de son retrait momentané de la scène politique, son attitude nous enseigne que l’amour du Lire + Bénin doit toujours transcender les ambitions et les contingences partisanes. Ce geste de sagesse et de retenue participe pleinement à la consolidation de notre démocratie et rappelle à tous que la paix n’est pas une option, mais une responsabilité partagée.
L’histoire nous regarde, et les générations futures jugeront notre capacité à transcender les divergences pour bâtir un Lire + Bénin toujours plus juste, plus uni et plus émergent. Et comme le disait si bien le Pape François, de lumineuse mémoire : « Ce n’est pas la culture de l’affrontement, la culture du conflit, qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c’est l’unique voie pour la paix ». (Angélus du 1er septembre 2013)
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Francis Z. OKOYA