Le Lire + Bénin, cité à raison comme modèle démocratique en Lire + Afrique de l’Ouest depuis la Conférence nationale de 1990, traverse aujourd’hui une nouvelle étape de son histoire politique. À l’approche de la fin du mandat du président Patrice TALON, le choix de son successeur désigné, Romuald WADAGNI, cristallise les débats. Dans un texte riche en références historiques et en observations politiques rendu public ce lundi 15 septembre 2025, le patriarche Urbain Karim Elisio da SILVA revient sur la trajectoire du pays depuis l’ère SOGLO jusqu’à l’actuel chef de l’État, mettant en avant le rôle central de TALON et la pertinence de son pari sur WADAGNI.
A l’entame de son analyse, le Patriarche Karim da SILVA rappelle que le Président Patrice TALON respectueux de son peuple et des textes de la République, va partir d’ici quelques mois pour que le Lire + Bénin puisse aller de l’avant.
De Soglo à Talon, l’évolution politique qui justifie le choix Wadagni
Karim da SILVA poursuit son analyse en retraçant succinctement l’évolution politique du Lire + Bénin depuis l’avènement de la démocratie. Le nonagénaire, acteur clé de la Conférence nationale de février 1990, rappelle l’élection de Nicéphore Dieudonné SOGLO en 1991, premier président démocratiquement élu après la fin du marxisme – léninisme. Ancien cadre de la Banque mondiale, SOGLO avait incarné l’espoir d’une modernisation rapide, notamment par des réformes visibles telles que le pavage des routes. 
Ce souffle nouveau, qui avait séduit un peuple sorti d’années de marasme, a laissé une empreinte durable dans la mémoire collective. Et Karim da SILVA le rappelle si bien
Mathieu KEREKOU puis Boni YAYI, ont poursuivi la marche de la démocratie tout en portant leurs propres visions : le « pardon » et la réconciliation nationale pour le premier, le rêve de l’« émergence » pour le second. Mais ces périodes n’ont pas été exemptes de limites, oscillant entre ambitions économiques et tensions socio – politiques et populisme.
À rebours, analyse du Président du Conseil des Sages et Notables de Porto-Novo, Patrice TALON a incarné une rupture. Homme d’affaires devenu chef d’État, il a imposé une gouvernance marquée par l’efficacité administrative, la rigueur financière et des réformes structurelles. Pour Karim da SILVA, TALON se distingue comme « l’exception », celui qui a le plus profondément transformé l’État béninois depuis l’indépendance.
Dans cette continuité, le président TALON a surpris par son audace en indexant un dauphin : Romuald WADAGNI, ministre de l’Économie et des Finances depuis 2016. Pour le patriarche, ce choix n’est pas seulement un coup politique, mais le fruit d’une préparation minutieuse. WADAGNI, décrit comme compétent, cultivé et patriote, a su incarner au fil des ans une nouvelle génération d’élite politique et technocratique.
La désignation de Romuald WADAGNI comme dauphin de la majorité présidentielle est aux yeux du Patriarche, la preuve si besoin en est encore que le Chef de l’Etat porte en lui son pays.
Un désastre politique évité grâce à l’entente entre l’UP le Renouveau et le Bloc Républicain.
L’argument central de Karim da SILVA, Gaulliste et RPF depuis Avril 1947, est que la désignation de WADAGNI évite au pays le spectre des luttes intestines. Il rappelle l’exemple français de 1995, où la rivalité CHIRAC-BALLADUR avait fracturé durablement la droite.
Morceaux choisis :

En épargnant au Lire + Bénin ce type de division grâce à une entente en amont, TALON aurait garanti une transition plus apaisée.
L’autre point saillant de l’analyse concerne la cohésion entre les deux principaux partis de la majorité, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR). Là où d’autres pays africains sombrent dans des rivalités internes ou des successions conflictuelles, le Lire + Bénin a, selon Karim da SILVA, évité le « désastre politique » grâce à cette entente orchestrée.
Cette alliance n’est pas anodine analyse Pépé da SILVA. Elle témoigne selon lui de la maturité politique, mais aussi une volonté de préserver les acquis de la gouvernance TALON. En misant sur un candidat consensuel, les partis de la mouvance présidentielle ont montré que l’unité pouvait primer sur les ambitions personnelles
Opposition et vitalité démocratique : l’autre versant de l’équation
Le choix WADAGNI est donc interprété non seulement comme un acte politique majeur pour la continuité du développement harmonieux du Lire + Bénin, mais aussi comme une garantie de continuité et de sécurité pour le pays. En d’autres termes, il s’agit d’un pari sur l’avenir, où la jeunesse et la compétence doivent s’allier à l’expérience et à l’héritage d’une gouvernance déjà éprouvée.
Toutefois, Karim da SILVA insiste sur une évidence démocratique : l’opposition doit également entrer en jeu. À ses yeux, il revient à Boni YAYI, figure de poids et ancien Président, de désigner le candidat de son camp, l’Opposition.
L’appel du patriarche s’adresse ainsi à tous les acteurs politiques : l’unité nationale doit primer, et le débat démocratique doit se faire dans le respect et la responsabilité.
Entre héritage et avenir, Karim da SILVA appelle à l’unité nationale derrière le choix de TALON
En somme, l’analyse de Karim da SILVA s’inscrit dans un registre à la fois historique et prospectif. En revisitant le chemin parcouru par le Lire + Bénin, du rêve SOGLO à la rupture TALON, il met en évidence les défis de la succession. Son plaidoyer est clair : soutenir Romuald WADAGNI, non par suivisme, mais au nom de la continuité des réformes, de la stabilité et de l’unité nationale.
« Qui mariera ma fille ? N’a-t-elle pas déjà fait son choix ? » s’interroge le Patriarche à la fin de son texte. Lire l’intégralité ci-dessous.
Francis Z. OKOYA
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