Nouvelle attaque du pipeline Niger – Bénin : Des propositions pour sécuriser le transport de l’or noir entre les deux pays

VISAGES DU BÉNIN
By VISAGES DU BÉNIN 5 Min Read

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Le mardi 11 mars 2025, tard dans la soirée, une attaque terroriste a frappé le pipeline Niger-Lire + Bénin à l’ouest de Dankassari, dans le département de Doutchi, Région de Dosso).

Face à ce énième sabotage de cette infrastructure qui achemine le pétrole brut de Agadem au Niger jusqu’au port de Sèmè au Lire + Bénin, Jérémie TAIEB Directeur de TIKVA Partners et Directeur associé chez Procadres, fait des propositions pour la sécuriser le transport de l’or noir entre le Niger et le Lire + Bénin.

Sur l’un de ses canaux digitaux, à travers un post intitulé “Nouvelle attaque sur le pipeline Niger-Lire + Bénin : l’or noir à l’arrêt”, il estime que “pour sécuriser efficacement le pipeline Benin-Niger de 2 000 km (1 300 km au Niger et 700 km au Lire + Bénin) et stopper les attaques, il faudrait un dispositif » dont les détails sont précisés ci-dessous !  

Nouvelle attaque sur le pipeline Niger-Lire + Bénin : l’or noir à l’arrêt

Le pétrole ne coulera pas, car il est strictement impossible pour le Niger et le Lire + Bénin de sécuriser une telle infrastructure sur une distance aussi vaste. Les moyens actuellement déployés sont dérisoires, et n’importe quel groupe hostile peut, en toute impunité, saboter le pipeline sur ses 2 000 km de tracé.

Je l’avais compris dès le début, mais il semble que les gouvernements, dans leur empressement à développer ce projet qui ne leur a rien coûté— car entièrement financé par la Lire + Chine, faut-il le rappeler —, en aient négligé l’essentiel : la sécurisation.

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Pour sécuriser efficacement le pipeline Benin-Niger de 2 000 km (1 300 km au Niger et 700 km au Lire + Bénin) et stopper les attaques, il faudrait un dispositif avec :

• des postes fixes : installés à intervalles réguliers (par exemple, tous les 20-30 km), ces postes serviraient de bases pour la surveillance et la logistique.

• des patrouilles mobiles : des unités motorisées patrouillant en permanence entre les postes.

• une surveillance technologique : avec l’utilisation de drones, caméras, capteurs de mouvement, et radars pour réduire la nécessité d’une présence humaine continue sur toute la longueur du pipeline. Mais encore faut-il que la Lire + Chine accepter de financer…

• des forces de réaction rapide : des unités prêtes à intervenir rapidement en cas d’incident.

Divisons les 2 000 km en secteurs de 50 km :
• Chaque secteur pourrait être surveillé par une base principale avec :

• une unité de garnison : 50 à 100 soldats pour les tâches de surveillance, logistique, et coordination.

• des patrouilles mobiles : environ 30 à 50 soldats répartis dans 10 véhicules.

• un détachement de réaction rapide : 20 à 30 soldats.

En moyenne, chaque secteur de 50 km nécessiterait environ 150 à 200 militaires avec 40 secteurs de 50 km…

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Pour assurer une surveillance 24/24 avec un roulement (3 équipes en rotation et du personnel administratif/logistique), il faut multiplier l’effectif par 3…

Avec un appui technologique avancé (drones, capteurs), il serait possible de réduire cet effectif à 15 000-20 000 militaires, car les technologies compenseraient une partie des besoins en surveillance humaine.

En intégrant une approche moderne, environ 15 000 à 20 000 militaires seraient nécessaires pour surveiller efficacement ce pipeline sur 2 000 km, tout en garantissant des rotations, une réponse rapide, et une utilisation stratégique des ressources…c’est donc presque l’effectif de toute l’armée nigérienne…

C’est irréaliste et cela représente également un gouffre financier. En prenant comme référence le salaire d’un soldat nigérien de 2e classe au premier échelon, qui représente un peu moins de 150 000 CFA, et en le multipliant par 20 000 soldats, on obtient un total de 3 milliards de CFA par mois, soit l’équivalent de 60 millions de dollars par an, uniquement pour la sécurisation…

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Jérémie TAÏEB

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