Depuis qu’ils ont pris le pouvoir par les armes, les dirigeants actuels du Niger, du Burkina-Faso, du Mali et du Gabon ont touché à la Constitution de leur pays.
Si pour les trois (03) premiers, les actes et les nouveaux textes ne laissent rien entrevoir quant à la date des élections devant permettre le retour au pouvoir des civils, celui du Gabon a donné l’exemple par une leçon assez forte.
Après avoir fait adopter une nouvelle constitution par référendum, approuvée à 91,80 % le 16 novembre 2024, le Général Brice Oligui Nguema, Président de la transition au Gabon, a programmé l’élection présidentielle pour cette année 2025.
Alors qu’au Niger, au Burkina-Faso et au Mali, même une boule de cristal ne saurait prédire la date des élections présidentielles et que dans le même temps, le mot “transition” n’apparait plus dans les titres des dirigeants actuels de ces trois (03) pays, le Général Brice Oligui Nguema du Gabon a fait savoir que l’élection présidentielle se tiendra le 22 mars 2025. Cette déclaration a été faite le jeudi 09 janvier dernier lors de la cérémonie de vœux des corps constitués et des diplomates.
Cette annonce qui marque le rétablissement très prochain de l’ordre constitutionnel après le coup d’État du 30 août 2023, renforce à n’en point douter la confiance des partenaires internationaux et rassure surtout la classe politique gabonaise.
Le Général AbdourahamaneTchani du Niger, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, Assimi Goïta le désormais Général d’Armée du Mali, devraient en prendre de la graine !
Hélas, leur seule préoccupation et argumentaire pour faire durer leur pouvoir est de trouver dans la région ouest africaine d’hypothétiques et imaginaires « déstabilisateurs commandités par la France ».
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Francis Z. OKOYA