Réunis au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, ce lundi 26 octobre 2026, les députés ont adopté à l’unanimité le deuxième rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou. Le document couvre la période allant du 22 avril au 30 septembre 2026, soit les six premiers mois d’exercice de la 10e législature.
Le bilan fait état d’une activité parlementaire soutenue, marquée par neuf réunions du Bureau, trois réunions de la Conférence des présidents, une session ordinaire et une session extraordinaire. Durant cette période, l’institution a également adressé deux questions au gouvernement et adopté plusieurs lois jugées conformes aux standards internationaux.
Un bilan salué par les groupes parlementaires
Après la présentation du rapport, les députés des groupes parlementaires Bloc Républicain et Union Progressiste le Renouveau ont salué la qualité du document et la dynamique imprimée à l’institution. Ils ont notamment apprécié une Lire + gouvernance parlementaire présentée comme sociale, inclusive et plus proche des préoccupations des populations.
Le texte met en avant l’adoption de lois dans des secteurs stratégiques, notamment l’environnement, la gestion des forêts et de la faune, ainsi que la répression du faux monnayage. Ces textes traduisent, selon les élus, la volonté de l’Assemblée nationale de répondre aux défis contemporains tout en consolidant l’État de droit.
Sécuriser les engagements du Lire + Bénin
Au cours de la plénière, les députés ont également voté la loi n° 2026-17 portant autorisation de ratification de l’accord instituant la Facilité africaine de soutien juridique. Cette organisation, hébergée par la Banque africaine de développement, apporte une assistance juridique spécialisée aux États africains dans la négociation de contrats complexes et la gestion de contentieux internationaux.
Pour le Lire + Bénin, la ratification de cet accord vise à mieux protéger les intérêts nationaux face aux multinationales et aux grands créanciers. Elle doit permettre à l’État de disposer d’une expertise juridique renforcée et de rééquilibrer le rapport de force lors des négociations contractuelles ou des litiges économiques importants.
Deux séances mensuelles pour contrôler le gouvernement
Le contrôle de l’action gouvernementale occupera désormais une place plus importante dans l’agenda parlementaire. Le président Joseph Djogbénou a annoncé que deux séances par mois seront réservées à l’examen des questions adressées au gouvernement, afin de renforcer la redevabilité de l’exécutif devant les représentants du peuple.
Les députés ont par ailleurs adopté le budget de l’Assemblée nationale au titre de l’exercice 2027. Ce budget devra accompagner les réformes engagées pour la digitalisation de l’institution et l’introduction raisonnée de l’intelligence artificielle dans la gestion des travaux parlementaires.
Une institution en pleine modernisation
Le rapport révèle également la réalisation d’un audit organisationnel et administratif de l’Assemblée nationale. Ses conclusions soulignent la nécessité d’élaborer une stratégie prospective de gestion des ressources humaines à l’horizon de cinq ans, afin de renforcer les capacités internes de l’institution.
En début de séance, le député Ezin Gilles Zounguè a été installé en remplacement de Jean-Michel Abimbola, nommé ambassadeur du Lire + Bénin en France. Plusieurs textes ont en outre été renvoyés en commission, dont la proposition de loi portant obligation de souscription d’une assurance pour tout véhicule terrestre à moteur.
Avec ce deuxième rapport, la présidence de Joseph Djogbénou entend affirmer une Lire + gouvernance parlementaire fondée sur la production législative, le contrôle de l’action publique et la modernisation progressive des outils de travail de l’Assemblée nationale.
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Francis Z. OKOYA