Le Ghana est en deuil. Deux ministres du gouvernement ainsi que six (06) autres personnes ont perdu la vie ce mercredi 6 août 2025, dans un accident impliquant un hélicoptère militaire Z‑9 de l’Armée de l’air ghanéenne. A travers un communiqué en date du 06 août, le Lire + Bénin a exprimé sa profonde tristesse et ses sincères condoléances au peuple et au gouvernement du Ghana. Le gouvernement béninois dit se tenir aux côtés des familles endeuillées et réaffirme “sa solidarité en cette période de profond deuil”. Voir ci-dessous le Communiqué.
Les circonstances du crash
L’appareil, parti d’Accra à 09h12 en direction d’Obuasi, dans la région de l’Ashanti, a disparu des radars peu après le décollage avant de s’écraser dans le district d’Adansi Akrofuom. Tous les huit occupants à bord ont péri.
Parmi les victimes, on compte le Dr Edward Kofi Omane Boamah, Ministre de la Défense depuis février 2025. Médecin de formation, ancien ministre de la Communication et porte-parole de la présidence (2013‑2017), il a également occupé plusieurs autres fonctions gouvernementales.
Il y aussi son collègue Alhaji Dr Ibrahim Murtala Muhammed, ministre de l’Environnement, des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation depuis février 2025, député de Tamale Central (région nord). Ancien vice‑ministre de l’Information et du Commerce sous la précédente administration Mahama.
Les autres victimes ont nom :
Alhaji Muniru Mohammed, coordinateur national adjoint de sécurité ; Dr Samuel Sarpong, vice‑président du parti NDC ; Samuel Aboagye, ancien candidat parlementaire ;
Squadron Leader Peter Bafemi Anala (pilote),
Flying Officer Manin Twum‑Ampadu (copilote),
Sergent Ernest Addo Mensah, membre de l’équipage.
Les réactions et mesures officielles
Le Chef de cabinet présidentiel, Julius Debrah, a qualifié l’incident de « tragédie nationale », ordonnant que tous les drapeaux ghanéens soient mis en berne jusqu’à nouvel ordre. Le président John Dramani Mahama a annulé ses activités officielles de la journée et présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Le crash est l’un des plus meurtriers des dernières années au Ghana, survenant sur un modèle d’hélicoptère similaire à celui impliqué dans un incident en 2024, sans bilan humain. Une enquête est lancée pour déterminer les causes du crash.
Contexte et impact politique
Le Dr Omane Boamah dirigeait le ministère de la Défense à un moment critique, alors que la région du Sahel, notamment le Burkina Faso voisin, connaît une recrudescence d’activités rebelles et de trafics illicites aux frontières du Ghana. Il était notamment sur le point de publier un livre sur l’ancien président John Atta Mills.
Quant à Ibrahim Murtala Muhammed, il jouait un rôle central dans la lutte contre l’exploitation illégale de l’or et dirigeait des initiatives de formalisation des petits exploitants, à l’instar du programme Responsible Cooperative Mining and Skills Development (rCOMSDEP) à Obuasi, vers lequel se rendait la délégation ministérielle.
Appels à la retenue et solidarité nationale
Le ministre de la Communication, Samuel Nartey George, a lancé un appel à la décence publique, demandant aux citoyens de ne pas diffuser de vidéos ou images graphiques du site du crash et d’éviter les contenus nuisibles qui pourraient porter atteinte à la dignité des victimes.
Sur les réseaux sociaux, les hashtags #BlackWednesday, #OmaneBoamah et autres messages de condoléances affluent, exprimant la peine nationale. Des figures politiques et des leaders d’opinion se disent profondément marqués, certains évoquant même qu’un tel événement ne saurait être pure coïncidence.
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Faikot IGUE (Collaboration)
