#Opinion de #Vincent_LEZINME : La problématique de l’#Emploi_des_jeunes 

VISAGES DU BÉNIN
By VISAGES DU BÉNIN 3 Min Read

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” Tout travail travaille à faire un Homme en même temps qu’un objet ”. Voilà ce qu’il conviendrait de retenir aussi dans ce contexte de manque ou de sous-emploi.

Nous sommes dans un pays où les besoins sont énormes. Nous avons besoin de routes, d’écoles, de centres de santé, de l’eau, de l’électricité, du pain, de centres de loisirs et de jeux, de terrains de sports, de marchés, etc. Bref, tout est besoin sous les Tropiques comme ici. Mais, le paradoxe est que, face à ce tableau de besoins, nous parlons de manque ou de sous-emploi. Et c’est à juste titre d’ailleurs. Car, le plus souvent, nous n’arrivons pas à constater qu’il y a une différence entre ” EMPLOI et TRAVAIL ”.

Pour les spécialistes de ces questions, c’est le travail qui donne l’emploi. Et pour cette raison, ces sachants invitent, le plus souvent, les jeunes au travail. C’est le travail qui confère l’emploi. Le diplôme est une présomption de connaissances. Certes, il est nécessaire, car, il vous prépare au travail et ensuite à un emploi.

Alors, il revient aux jeunes de se mettre au travail sur l’un des segments des besoins.

Feu professeur Albert TÉVOÉDJRÈ clamait dans les années 1990 qu’il va créer 20 000 emplois par an si les Béninois l’élisaient président de la République. Il était ridicule pour beaucoup de ses concitoyens. Il était incompris. Or, la recette simple. ” Si vous savez identifier les besoins des autres, vous pouvez créer votre emploi et en créer pour d’autres ”.

Je donnerai seulement deux exemples pour illustrer la théorie :

1- En 1989, les Béninois ne connaissaient pas les lavages de motos, autos. Aujourd’hui, la réalité est là et les emplois créés sur ce segment sont importants. Le réflexe d’amener sa moto ou son véhicule au lavage est rentré presque dans les habitudes.

2- Toujours dans les années 1989, les cafétérias ne sont pas à chaque coin de rues, presque, comme c’est le cas aujourd’hui. C’est dire qu’il y avait un besoin dans ce secteur de travail. Des emplois sont créés sur ce segment de besoins.
Il est à demander, à la jeunesse, de garder espoir et d’avoir le courage de se mettre au travail sur l’un des segments des besoins. Des emplois sont toujours au bout. Il faut vaincre la fatalité.

Aujourd’hui plus qu’hier, l’environnement est plus propice. Les pouvoirs publics s’emploient et sont prêts à accompagner la dynamique. Le plus important est que le travail soit licite.

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Par Vincent LEZINME
Géoéconomiste, Enseignant-Journaliste

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