Formation continue des Avocats francophones : N’Djaména abrite la première session de formation délocalisée 2024 du CIFAF

VISAGES DU BÉNIN
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« On finit de grandir, mais on ne finit pas d’apprendre » dit un adage populaire. Pour le Centre International de Formation des Avocats Francophones (CIFAF) qui s’inscrit dans la même logique et dont le Droit, en constante évolution, est le domaine d’intervention, la formation n’est jamais achevée. 

Au CIFAF, les sessions de formation constituent des occasions pour les acteurs du monde judiciaire de se retrouver, de se rencontrer, de réfléchir, d’analyser, d’échanger ensemble pour approfondir leurs connaissances et leurs savoirs.

C’est donc fidèle à cette vision, à cette tradition, qu’elle organise du 11 au 13 avril 2024 sa première session de formation délocalisée à N’Djaména (Tchad).

Cette session de formation qui se déroule dans la salle de conférence de l’hôtel “la tchadienne”, regroupe, en présentiel, plus de 70 acteurs du monde judiciaire (magistrats, notaires, avocats, huissiers de justice, officiers de police judiciaire).

En distanciel, par zoom, plusieurs autres participants, notamment les avocats des autres barreaux d’Afrique francophone, suivent cette même formation.

C’est ensemble que le CIFAF et l’OIF en ont décidé les thématiques que sont : les lanceurs d’alerte, la défense des Droits de l’Homme et la protection des Droits de l’enfant.

 « Le CIFAF organise chaque année depuis 23 ans plusieurs sessions de formation initiale et continue s’adressant à tous les juristes, qu’ils soient magistrats, avocats, greffiers, notaires, juristes d’entreprise ou du service public aussi bien dans les divers pays d’Afrique francophone, qu’en Amérique comme à Haïti ou au Québec et en Europe (Suisse, Belgique)… Le monde dans lequel nous évoluons est sujet à des transformations à un rythme soutenu.  Il est donc évident qu’au   niveau professionnel, nous devons être capables, de nous conformer sinon de nous adapter en permanence aux nouvelles exigences de notre époque et de répondre avec célérité et efficacité aux demandes de nos clients : qu’il s’agisse des entreprises, des institutions ou des particuliers », a justifié le Bâtonnier Jacques MIGAN, Directeur du CIFAF. Lire ci-dessous en fichier PDF, l’intégralité de son allocution.

Les principaux modules qui feront l’objet de Communications suivies de riches échanges au cours de cette session de formation continue sont : 

  • Le cadre juridique de la protection du lanceur d’alerte ;
  • Le rôle du juriste dans la défense des lanceurs d’alerte ;
  • L’efficacité de la défense des lanceurs d’alerte ;
  • Les mécanismes et instruments nationaux de protection des défenseurs des Droits de l’Homme ;
  • La mise en œuvre de la défense des défenseurs ;
  • L’effectivité de la défense des défenseurs des Droits de l’Homme
  • Les textes et les principes nationaux et internationaux de protection des Droits de l’enfant ;
  • Le rôle du juriste dans la protection des droits de l’enfant.

Des formateurs expérimentés, dont des Avocats, des Experts, ou encore des Hauts Fonctionnaires, des Juristes-Chercheurs… tous spécialistes de ces questions, ont été identifiés et retenus pour cette session de formation continue dont les travaux durent trois (03) jours.

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Francis Z. OKOYA

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