« Si nous ne pouvons pas lui dire de rester, laissons-le, au moins, terminer ! » dixit le Patriarche
Le coup d’État qui a connu heureusement un coup d’arrêt dans la nuit du 23 au 24 septembre dernier, reste jusque-là diversement interprété. En vue d’éclairer la lanterne des uns et des autres sur le sujet, Karim Urbain da SILVA s’est attablé, une fois de plus, plume en main.
Dans une analyse qu’il a rendue publique ce week-end, le Patriarche de Porto-Novo fait toucher du doigt la portée de cet acte dont les premiers éléments matériels suffisent à eux seuls, totalement et définitivement, à désapprouver leurs auteurs et surtout leur intention.
Dans un premier temps, Karim Urbain da SILVA a démontré qu’il est impossible de dissocier les actes préparatoires d’un coup d’État de l’acte lui-même dans la mesure où l’un précède indubitablement l’autre. La preuve, si besoin en est encore, est que dans le cas de l’acte incriminé et condamné par tous, les commanditaires ont rempli leur part de contrat et si le projet n’a pas abouti, ce n’est pas parce qu’ils l’ont décommandé. Morceaux choisis :
« Cette action violente qu’est le coup d’État comporte toujours une phase préparatoire nécessaire à son exécution et une phase exécutoire. À partir du moment où il y a eu commande de l’opération et versement d’argent conséquent et subséquent, la décision de l’exécution ne dépendait plus de ses commanditaires autrement, elle eût été menée jusqu’à son terme…Et donc, dès qu’il y a préparation, il y a coup d’État en marche, mais il n’y a pas encore déroulement de la phase exécutoire du coup d’État, il y a accomplissement d’une série d’actes dont la réalisation du but final échappe à la volonté de ceux qui ont commandité l’opération. Or, ici, il y a déjà même un commencement d’exécution, certains ont déjà fait leur part du job en payant pour le déclenchement de l’action. Ceux-là ont fini leur part du travail, et donc s’il ne s’agissait que de l’action des commanditaires, le coup serait déjà exécuté. Rien ne prouve qu’ils aient voulu arrêter l’opération jusqu’à ce qu’elle ait été éventée. Ils n’ont pas décommandée.».
La seconde facette de ce coup d’État déjoué que le Président du Conseil des Sages de Porto-Novo a mis en lumière, est largement partagée par Pierre Corneille qui rappelle : “Plus l’offenseur est cher, plus grande est l’offense”.
Dans son analyse, Karim Urbain da SILVA démontre en effet que l’identité des commanditaires révélée par les enquêtes et la justice est une raison suffisante pour s’indigner quand on sait les relations qui les lient à celui contre qui ils ont comploté. Parlant du Patrice TALON et d’Olivier BOKO, le Patriarche Karim da SILVA, comme Jean de la Fontaine dans la Fable “Les deux amis”, a souvent laissé entendre que ” L’un ne possède rien qui n’appartient à l’autre“.
C’est dans la même veine que son analyse relative au coup d’État mis en échec dans la nuit du 23 au 24 septembre 2024, met en exergue les mots de César à son neveu, Brutus, alors qu’il venait de le poignarder à mort : « toi aussi ? ».
En ajoutant à cette illustration celle du coup d’État du 18 brumaire an VIII (samedi 9 novembre 1799), organisé par Emmanuel-Joseph Sieyès et exécuté par Napoléon Bonaparte, puis celle dénommée “la rectification” intervenue du 15 octobre 1987, au Burkina Faso, Karim urbain da SILVA conclut sur ce volet que : « Donc tout est possible ! ».
« Si nous ne pouvons pas lui dire de rester, laissons-le, au moins, terminer ! »
Dans une troisième partie de son analyse, Karim Urbain da SILVA a, exemples à l’appui, démontré que contrairement aux cas de ses prédécesseurs, les nombreuses et diversifiées actions de développement certifiées aussi bien au plan national qu’à l’international à l’actif du Président Patrice TALON, ne sont pas entachées par de règlements de comptes personnels.
Les tristement célèbres déclarations d’anciens Présidents de la République, le Tribunal d’exception mis en place par Emile Derlin Zinsou avec pour objectif d’en finir avec Karim Urbain da SILVA pour s’accaparer de son terrain du PLM, Lotissement UKES, les affres de la Révolution encore visibles sur le dos de certains citoyens encore vivants, les cas du Sous-préfet Pamphile HESSOU sous SOGLO et Pierre Urbain DANGNIVO sous YAYI sont illustratifs de la conviction du patriarche : « L’acte, de vouloir tuer ou, de retirer la vie à autrui, est un crime puni par la loi de la République… ».
C’est donc au regard de tous ces éléments que l’infatigable animateur de la vie politique béninoise, fervent fidèle de la chapelle du développement conclut : « Si nous ne pouvons pas lui dire de rester, laissons-le, au moins, terminer ! ».
Lire ci-dessous l’intégralité de l’édifiante analyse du Patriarche Karim Urbain da SILVA.
Francis Z. OKOYA
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