#Bénin / Ouverture de la #Session_budgétaire au #Parlement : Entre remerciements et félicitations, le Président VLAVONOU évoque le #respect dans les relations au sein de l’#Hémicycle

VISAGES DU BÉNIN
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 Le Président Louis G. VLAVONOU aura été très généreux en remerciements et félicitations ce mardi 31 octobre à l’ouverture de la deuxième Session ordinaire de l’Assemblée nationale pour le compte de cette année 2023.

Dans son discours en cette circonstance, le Président VLAVONOU a en effet remarquablement remercié et apprécié la présence des Présidents des Institutions de la République, les membres du Gouvernement, ceux des corps diplomatique et consulaire, des Institutions internationales, interafricaines, sous régionales et autres partenaires au développement, les sages et notables de la ville de Porto-Novo, ses collègues les honorables Députés…

Et c’est justement à l’égard de ses derniers qu’il a par ailleurs félicités pour leurs différentes distinctions dans l’Ordre National du Lire + Bénin, qu’il a démontré la nécessité du respect dans les relations au sein de l’Hémicycle. (Lire l’extrait ci-dessous).

La finalité souhaitée, au terme de l’examen du projet de loi de finances pour la gestion 2024, la montée du terrorisme et les efforts conjugués pour y faire face, la problématique Population et Développement… ont été aussi au menu du discours d’ouverture de cette deuxième Session ordinaire 2023 (Voir Fichier PDF ci-dessous)

Extraits du Discours du Président VLAVONOU sur le respect au sein de l’Hémicycle ! 

 « Néanmoins, tout ceci est beau et donne à croire que nous sommes dans le meilleur des mondes dans le sens de ALDOUS HUXLEY qui publia en 1931 le roman dont le titre en anglais est BRAVE NEW WORLD avec des personnages reflétant la complexité de la nature humaine, des rapports sociaux, des émotions. Autrement dit, le meilleur des mondes nous décrit une société dystopique où les maladies ont été éradiquées, les effets de la vieillesse arrêtés, les naissances sont totalement contrôlées et les enfants se voient formater très tôt pour leur futur rôle social par l’hypnopédie. Mais cela relève de la science-fiction.

 En effet, nous ne prenons pas en compte le respect de l’autre qui doit caractériser nos relations au sein de l’hémicycle. Le respect est une réalité complexe car, à l’inverse de l’attirance et de la crainte qui se glissent en lui, il n’est pas naturel. Il est cette retenue qui pose le regard porté sur l’autre. Regard qui relève souvent de la pression sociale et s’accompagne de formules lisses et de gestes convenus. Bien loin d’être le simple reflet d’une crainte naturelle devant plus imposant que soi, le respect n’est pas non plus le fruit d’un intérêt calculé. C’est la mémoire qui lui donne sa forme en trouvant les mots et les gestes appropriés. Mémoire de ce qui a été socialement acquis, mais aussi mémoire plus enfouie de notre corps diversement accueilli et respecté lors de sa venue au monde. La manière de se rendre présent à l’autre en reste marquée et sera parfois le fruit d’un rude combat intérieur. Elle peut être aussi extrêmement difficile à mettre en œuvre chez quelqu’un qui souffre d’une trop grande mésestime de soi. Le respect ne se laisse donc réduire ni à une injonction sociale produite par l’éducation, un semblant de politesse superficielle, ni à un affect, une sorte de prédisposition sensible à autrui, positive ou négative. Il est un sentiment spirituel à proprement parler, au sens de la considération de l’autre et le travail de la mémoire ne cessent de retenir l’élan positif ou négatif qu’autrui suscite en moi. Son visage, sa voix, son attitude appellent à suspendre jugement et action pour se tourner vers lui.

Le respect trace ainsi une limite infranchissable qui dessine l’espace sacré de chacun, celui de sa liberté inviolable, et permet alors de s’engager peu ou prou avec l’autre dans une relation de vérité et de confiance. Toute rencontre réussie, toute relation épanouie, a fortiori l’amitié ou l’amour, repose sur un respect mutuel et nécessaire que fortifie en retour la croissance de ces relations. Respect de l’autre et respect de soi se construisent et grandissent l’un pour l’autre, créant une mémoire commune qui permet de dépasser le jeu trop immédiat des affects ou des attentes.

Toutefois, le respect va bien au-delà du sentiment spirituel et des attitudes personnelles qu’il inspire. Il est au fondement de la vie démocratique. Comment en effet respecter autrui dans sa dignité si l’on ne se sent pas considéré et traité, de manière égale ?

Comment être vraiment soi-même, avoir confiance en soi et ses potentialités si l’on est insuffisamment reconnu et protégé ?

Le respect s’incarne aussi dans des Institutions qui le médiatisent et le concrétisent à l’échelle de la société. Ces institutions sont elles-mêmes à respecter pour le service qu’elles accomplissent. Mais elles appellent plus encore à respecter la reconnaissance et la volonté du vivre-ensemble qui les fondent. Ce cœur de la vie démocratique en est, à la fois, la force et la fragilité. C’est une grande force de pouvoir construire un tel ensemble de services performants et enviés par bien d’autres modèles sociaux. Mais sa fragilité éclate au grand jour quand ce bien commun n’articule plus le « vivre-ensemble » où il trouvait l’autorité dont il a besoin, devenant l’enjeu d’intérêts ou de rivalités attachés à la finance ou encore liés à des pratiques culturelles, cultuelles et idéologiques. L’espace du respect en est alors soit déchiré, soit saturé par un unique mode d’expression. Je souhaiterais que nous tenions compte de ce respect mutuel pour le temps que nous avons à passer ensemble pour la vitalité de notre démocratie. »

 #OuvertureSessionOrdinaire,  #Distinction, Lire + #LouisVlavonou, Lire + #VisBen, Lire + #Wasexo

J-Marc Aurel AGOSSOU

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