Alors que le processus de recrutement de nouveaux agents des Eaux, Forêts et Chasse s’apprête à démarrer, le Gouvernement béninois pose un autre jalon pour renforcer l’efficacité de cette administration stratégique. Il vient d’autoriser la réhabilitation et l’aménagement des sites des sections communales dans douze localités à travers le pays.
Cette décision, approuvée par le Ministre du Cadre de vie et des Transports, Didier Tonato, marque une volonté claire de moderniser les infrastructures de terrain avant l’arrivée des nouvelles recrues.
Douze communes ciblées pour leur vocation agro-forestière
L’intervention n’est pas uniforme sur le territoire, mais pensée de manière ciblée. Les villes retenues, parmi lesquelles Grand-Popo, Kouandé, Ouidah, Allada, Tchaourou (Alafiarou), Bantè (Pira), Houéyogbé, Agbangnizoun, Glazoué, Banikoara, Sèhoué (Toffo) et Abomey, ont été sélectionnées pour leur fort potentiel agro-écologique. Il s’agit de renforcer l’ancrage local de l’administration forestière dans des zones où la pression sur les ressources naturelles est particulièrement élevée.
Chaque section communale bénéficiera ainsi d’un site entièrement réhabilité, conçu pour améliorer les conditions de travail du personnel et optimiser la qualité des services rendus aux populations.
Un investissement stratégique de 460 millions FCFA
Financée à hauteur de 459 914 676 FCFA, cette opération est entièrement portée par le budget national, dans le cadre du programme « Construction Habitat » mis en œuvre par le ministère du Cadre de vie. Mais au-delà du montant, c’est le sens stratégique de cette dépense qui interpelle. En modernisant les postes avancés des Eaux, Forêts et Chasse, l’État renforce sa capacité à prévenir les atteintes à l’environnement, à sécuriser les écosystèmes sensibles et à désamorcer les tensions autour de l’accès aux ressources naturelles.
Une présence étatique réaffirmée dans les territoires
L’objectif affiché est de repositionner les services forestiers communaux au cœur des politiques de gestion durable des ressources. Longtemps reléguées au second plan, ces structures locales deviennent aujourd’hui des maillons essentiels de la gouvernance environnementale. Elles seront chargées de missions stratégiques : surveillance des forêts classées, lutte contre la déforestation, régulation de la chasse, suivi de la biodiversité et médiation dans les conflits fonciers.
En rénovant leurs infrastructures, le Gouvernement crée les conditions d’une montée en compétences progressive de ces unités. Une démarche cohérente qui s’inscrit dans la perspective du recrutement à venir et dans une vision de long terme : celle d’un État plus présent, plus opérationnel et mieux outillé pour affronter les défis environnementaux contemporains.
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La Rédaction