( Un édifiant rappel historique pour la jeune génération… et pas que ! )
Coup de tonnerre ! L’esclavage colonial mis en pratique pendant des siècles avec comme support formel le Code noir, n’a pas été légalement aboli à ce jour.
La vérité, la triste vérité a éclaté au grand jour ce mardi 13 mai 2025 à l’assemblée nationale française : la France n’a jamais abrogé le Code noir
S’dressant au Premier ministre François BAYROU, au nom de ses collègues Olivier SERVA et Max MATHIASIN, députés de Guadeloupe, l’élu du groupe indépendant Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (LIOT) Laurent PANIFOUS a alerté François BAYROU sur cet « élément troublant de notre arsenal juridique. »
« Oui, la France a déclaré la traite négrière et l’esclavage crime contre l’humanité. Oui, nous avons une journée nationale des mémoires de la traite de l’esclavage et de leur abolition le 10 mai. Oui, nous avons une journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial le 23 mai. Mais non, la France n’a jamais abrogé le Code noir … Applicable ou pas, ce n’est pas le débat, nous parlons ici de dignité humaine, de symbole que l’on doit à ces femmes et ces hommes, à leurs descendants, au nom de la justice réparatrice. »
La réponse du Premier Ministre Français
Répondant au député Laurent PANIFOUS, le Premier Ministre Français François BAYROU a déclaré :
« Grâce à votre question, je découvre cette réalité juridique que j’ignorais absolument, que le Code noir, aboli pendant la Révolution française, puis rétabli par Napoléon, n’a pas été aboli en 1848 comme nous le croyions… Je prends l’engagement, au nom du Gouvernement, qu’un texte actant l’abolition du Code noir sera présenté au Parlement et, je l’espère, voté à l’unanimité… Si le Code noir n’a pas été aboli en 1848, il faut qu’il le soit. Il faut que nous ayons la volonté, la capacité, le choix de réhabilitation historique de réconcilier la République avec elle-même… ».
En attendant que la France par le biais de son gouvernement actuel et par l’entremise de son Assemblée nationale extirpe sous peu de son arsenal juridique le Code Noir en adoptant un inédit texte de loi consacrant légalement enfin la fin de l’esclavage, il importe pour la jeune génération et pas que, de connaitre un tant soit ce que c’est que le Code noir, les principes d’alors qui ont guidé ses auteurs et dont “ les traces demeurent profondes et douloureuses.
En la matière Urbain Karim Élision da SILVA par sa publication d’anthologie sur le sujet est une référence.
Le Code noir : Ce qu’en dit le Patriarche Urbain Karim Élision da SILVA il y plus de 25 ans
Fin Avril 1999, en hommage aux esclaves insurgés du monde entier et particulièrement à son aïeul José Bambéro PARAÏSO, cerveau du soulèvement des Malés de 1835 au Brésil, Urbain Karim Élisio da SILVA a tiré sur les Presses de la Grande Imprimerie du Lire + Bénin à Porto-Novo, une édition commentée du Code Noir (versions français et espagnole) sous le titre : Le Code Noir légitime cette horreur : L’Ineffaçable page d’histoire.
Une forte citation de l’auteur inscrite à la page 7 de l’ouvrage souligne l’impérieuse nécessité de son ouvrage pour la postérité : « Un homme, une race, un peuple ne peut bâtir son avenir sans faire référence à son passé la mémoire (quelle qu’elle soit) n’est que la constatation du vécu d’un homme, d’une race ou d’un peuple.».
Dans la préface de cet ouvrage, l’auteur comme pour confirmer, si besoin en est encore, sa légitimité à parler de l’esclavage et du Code Noir, rappelle qu’il est d’un côté, arrière petit-fils d’un négrier portugais dont il porte le nom da SILVA et de l’autre, du côté maternel, arrière petit-fils d’un prince d’Oyo vendu et débarqué au Brésil d’où il est revenu avec le nom PARAÏSO de son ancien maître qui par simple opposition à la religion de ses geôliers, devient musulman.
Aux premières lignes de l’introduction de son ouvrage, Urbain Karim Élisio da SILVA souligne :
« Dès 1685, le Code Noir édicté par Colbert fonde le « non-droit è l’État de droit » des esclaves noirs dont l’existence juridique constitue la seule et unique définition légale. Elle précise les difficultés à faire disparaître l’ordre esclavagiste de la législation française, l’Assemblée constituante, en 1791, refuse aux hommes et femmes de couleur tous droits citoyens. La Convention, sous la pression des esclaves de Saint-Domingue, supprime l’esclavage en 1794. Napoléon Bonaparte la rétablit en 1802. Rappelons que la France a été la troisième puissance négrière, complètement impliquée dans l’esclavage qui fait de l’homme une bête de somme ».
Un peu plus loin dans son ouvrage, l’auteur ajoute :
« Quatre siècles durant, les Occidentaux avalent mis tous les moyens dont ils disposaient pour commettre des crimes contre les paisibles peuples d’Afrique Noire. Il faut considérer que le saignement de l’Afrique pendant ces quatre siècles a bien déstabilisé le continent en le privant de ses fils les plus valides. La rai son principale : faire la fortune des colons et accroître la prospérité des finances du Roi et de ses sujets. A cela il faudrait ajouter les pertes occasionnées par la participation de ces mêmes Africains aux côtés de la France sur les différents champs de bataille du monde : guerres contre l’Allemagne, l’Indochine, l’AIgérie pour ne citer que les plus meurtrières ».
« L’esclavage fut un épouvantable génocide, un crime odieux contre l’humanité qui mérite rétrospection voire réparation »
Cette observation de l’arrière petit fils d’esclave sonne comme une sentence. Et pour cause, Urbain Karim Élisio da SILVA souligne toujours à la page 7 de son ouvrage que :
« selon les statistiques irréfutables rien que le commerce triangulaire aura drainé hors de l’Afrique, 450 ans durant, l’équivalent de 75 millions d’âmes les plus saines, compte non tenu des énormes pertes en vie humaine provoquées par les manœuvres de capture, les sévices, les épuisements au cours de longues marches à travers les brousses, les forêts etc… et compte non tenu également des décès liés aux marquages au fer rouge incandescent avant et après les ventes aux enchères sur les lieux de destination définitive» .
Et à l’heure où la France s’apprête à reconnaître une fois de plus sa part de responsabilité dans l’esclavage colonial avec l’initiative d’un projet de loi pour abroger le Code noir, une question de Urbain Karim Élisio da SILVA est remise au goût du jour avec toute sa pertinence :
« Un crime sans précédent dans l’histoire de l’humanite, crime commis durant plus de 450 années, et reconnu comme tel a la fin du 20ᵉ siècle ; ne mérite-t-il pas réparation ? ».
La réponse à cette interrogation est sans ambages pour Urbain Karim Élisio da SILVA :
« Tout le monde civilisé s’accordera avec nous pour exiger la reconnaissance des torts causés à l’Afrique en général et à la race Noire en particulier et réclamer des réparations subséquentes ».
Mais l’auteur aujourd’hui nonagénaire, avait déjà, à la publication de son ouvrage fin avril 1999, précisé que « La réparation qui s’avère nécessaire n’est qu’une tentative de consolation car, la réparation elle-même est irréalisable ».
« Les récits de nos parents » et le discours du Roi Léopold II de Belgique
Avant de soumettre à l’appréciation des lecteurs Le Code noir édit de Colbert de 1685 puis celui de 1724 (Code Français) et enfin le Code noir espagnol ou Code Carolin dans leur authenticité Urbain Karim Élisio da SILVA a dans son introduction, présenté d’après « les récits de nos parents“, des scènes de chasse et de vente d’esclaves, des cas de ” combat au finish “, des subterfuges religieux et politiques employés par le colonisateur esclavagiste pour arriver à ses fins.
Et pour mieux faire comprendre le pourquoi et le comment de la politique esclavagiste du colon, Urbain Karim Élisio da SILVA a aussi présenté en guise de rappel le Discours prononcé par le Roi LEOPÔLD II devant les Missionnaires se rendant en Lire + Afrique en 1883.
Voici ci-dessous l’intégralité de l’introduction de son ouvrage Le Code Noir légitime cette horreur : L’Ineffaçable page d’histoire
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Francis Z OKOYA